Entre confidences et conseils, je me livre sur mon statut d’artisan indépendant et furieusement épanouie !

 

Le 1 mai est traditionnellement un jour chômé : on se repose et on offre du muguet aux gens que l’on aime !  Son origine remonte au 19ème siècle aux Etats-Unis, et s’étend très rapidement à l’international. Cette journée représente alors l’ensemble des actions menées par les Hommes et les Femmes pour faire valoir leurs droits, leur travail, leur épanouissement personnel.

 

Je trouve ce symbole parfait pour faire le point sur la relation que l’on a à son travail : pourquoi l’a-t-on choisi, nous rend-il heureux, comment pouvons-nous évoluer, et si on sortait de sa zone de confort… ? Pour rendre hommage à mon activité, je partage aujourd’hui mon expérience, celle d’une reconversion professionnelle et d’un accomplissement personnel. Parce que Confucius avait raison quand il disait « Choisis un travail que tu aimes, et tu n’auras pas à travailler un seul jour de ta vie » je vous souhaite de le trouver, et de vous rencontrer à travers votre métier !

 

 

Pourquoi faites-vous ce travail ? Racontez-nous votre histoire !

Quand on est jeune, il n’est pas facile de choisir un métier… On a à peine le temps de découvrir la richesse et pluralité de la vie qu’on nous demande déjà de décider, et de rentrer dans une case.

Parfois, l’orientation scolaire, les circonstances de la vie ou bien l’impulsion de l’entourage choisissent pour nous ! Heureusement, grâce aux réorientations d’études et reconversions professionnelles, on est toujours à temps de se repositionner pour trouver sa voie…

 

Pour ma part, je m’ennuyais terriblement à l’école, donc je ne travaillais pas, je n’étais pas une bonne élève… Mon désintéressement inquiétait mes parents : « que va-t-elle devenir ? ». Après la 3ème, je me suis tournée vers une voie plus concrète, plus tangible : j’ai opté pour un BEP comptabilité. Le fait d’étudier quelque chose qui ait du sens et une application directe m’a réveillée ! J’ai poursuivi sur ma lancée en continuant mes études jusqu’à l’obtention d’une maîtrise. La vie professionnelle s’ouvrait devant moi…

 

Et comme rien n’est écrit définitivement et que nous évoluons, j’ai eu la chance de me remettre en question. Après 15 ans dans la gestion immobilière, je me connaissais bien mieux que lorsque j’ai choisi cette vie. J’ai donc pu décider de changer de métier : je suis devenue une artisan couturière indépendante, et fière de l’être !

Votre travail vous plait-il ? Faites le point et osez le changement !

Si quelque chose ne vous satisfait pas dans votre travail, ou ne vous comble pas dans votre vie professionnelle, identifiez-le ! Soyez le changement que vous avez envie d’être. Trouvez ce qu’il vous manque, et comment vous pouvez l’obtenir ! De ma propre expérience, je peux vous dire combien c’est exaltant et effrayant d’oser se poser les bonnes questions, et de se donner les moyens d’avoir la réponse qui nous convienne !

 

Je peux dire aujourd’hui que l’on peut complètement changer de métier, et de vie. Certes, c’est un sacré chemin qui nous attend, avec quelques rebondissements et de nombreuses joies, mais l’important est de se mettre en marche. De se rendre compte des peurs qui nous retiennent, et de l’inconnu qu’on ne peut pas maîtriser. Alors, une fois que l’on accepte la possibilité que certaines questions peuvent rester sans réponse, on avance !

 

Et on avance vers une vie relativement nouvelle, dans laquelle beaucoup de choses peuvent être réécrites. Pour ma part, j’ai dû revoir mon style et lieu de vie, pour être plus en adéquation avec mon activité et mes besoins : j’en suis encore plus heureuse !

Le changement, c’est souvent salutaire…

 

Pour moi ce changement a été très salutaire : j’ai retrouvé un niveau de vie plus simple et plus sain ! Je m’épanouis dans mon travail grâce à des relations humaines très riches et variées.

 

Beaucoup me regardent incrédules et me demandent :

Arrives-tu à vivre de ton travail ? OUI, j’aime ce que je fais, et la vie me le rend bien

Ton travail est très différent, ne-te-sens-tu pas « petite »? Il n’y a pas de petits ou grands métiers, c’est l’approche qui compte.

 

Je trouve que mon métier est noble et riche de sens, et j’ai la chance de le constater tous les jours :

Quand je vois une larme de bonheur dans les yeux d’une jeune femme qui essaie sa robe de mariée, mon cœur se remplit…

Quand je vois une femme, sourire aux lèvres, car elle porte ce qu’elle a envie, mon cœur se remplit…

Quand je vois une personne âgée contente que je lui apporte ces effets préférés réparés , mon cœur se remplit…

Quand je réalise un costume d’homme et qu’il me dit « je suis content, je trouve enfin des tenues à ma taille et à mon style », mon cœur se remplit…

 

L’artisanat , des métiers de sens et de valeurs !

 J’en profite donc pour mettre en avant les métiers de l’artisanat. Très lontemps perçus comme peu rentables ou peu nobles, il ont éte relégués au second plan, au profit de métiers plus « cérébraux et commerciaux » .

 

La société évoluant vers plus de bon sens, de simplicité et de durabilité, ces métiers reviennent en force ! Ils sont riches de valeurs et d’accomplissements tant professionnels que personnels.

 

Il existe aujourd’hui plus de 200 métiers d’artisanat, que je vous encourage à découvrir et à soutenir :

 

http://www.choisirlartisanat.fr/metiers?gclid=CjwKCAjwwuvWBRBZEiwALXqjw6te1zP5SQl2UbUy-urroCqxwGbsDKtImChkEQFJP4acCrTGnFZIVxoC7rEQAvD_BwE

 

Ce 1er Mai, je fête mon métier, et vous ?